[16 MARS 2018] Les sociétés matrilinéaires Luguru en Tanzanie : rencontre avec Jean-Luc Paul

Date : 16 mars 

Horaire : 20h -21h 30

Lieu : Pitch Me, 34 rue du surmelin, 75020 Paris

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Dans les sociétés Luguru des Hautes Terres de Tanzanie orientale, « quel que soit son sexe, le statut d’un individu dépend avant tout de son âge social, c’est-à-dire, du nombre de générations vivantes et intégrées dans les processus de production et/ou de reproduction qui l’encadrent ». C’est ce qu’a pu observer Jean-Luc Paul lors de son séjour, il y a une vingtaine d’années, en pays Luguru. Maître de conférences en anthropologie et ingénieur en agronomie à l’Université Antilles-Guyane, nous reviendrons avec lui sur le statut des femmes et leur rôle dans ces sociétés : « ambiarcales », « pseudo-matriarcales », quelles sont leurs particularités ? Au préalable, nous commencerons par lui demander de nous retracer l’historiographie de ces populations, comment imaginer leur genèse et leur évolution à partir des récits collectés auprès des « informateurs ». C’est qu’en effet, au cours de ses enquêtes, Jean-Luc Paul finit par arriver à la conclusion que « le père Mzuanda n’avait pas seulement écrit l’histoire des Waluguru, il l’avait également un peu faite » et que « un clan s’est prêté avec complaisance à la manipulation du mythe de son origine ».

Paul, Jean-Luc. « Anthropologie historique des Hautes Terres de Tanzanie orientale : stratégies de peuplement et reproduction sociale chez les Luguru matrilinéaires ». Karthala IFRA, 2003.

[29 NOVEMBRE 2017] Afrodescendants: retrouver nos racines avec nos gènes ? Rencontre avec César Fortes-Lima

Date : mercredi 29 novembre

Horaire : 20h – 22h

Lieu : Pitch me; 34 rue du surmelin, 75020 Paris

Dans le cadre de la décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024), à l’initiative de l’UNESCO , le Pitch Me et la revue Critique Panafricaine invitent le chercheur cap-verdien César Fortes-Lima à venir présenter son travail en histoire génétique des populations. Par la lecture des travaux de Richard & Sally Price, il s’est passionné pour les sociétés Neg Mawon du Suriname, notamment, dont il a voulu amplifier l’historicité en les connectant de manière fiable et précise à la région dont ils furent déportés (Dahomey, Bénin).

Il y a quelques semaines, paraissait un communiqué de presse du CNRSpour annoncer la publication de son article dans la prestigieuse revue The American Journal of Human Genetics : « Histoire génétique | A la recherche des racines africaines des communautés Noirs Marrons ».

La rencontre se fera en espagnol, langue maternelle de César, l’interprète Lucia Gomez Amorocho fera la liaison en français.
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« Nowadays, genetic data has proved to be a useful way of supplementing the inadequate historical documents regarding to the origin and ethnicity of enslaved Africans. Indeed, genetic data is increasingly being used to reconstruct ancestral origins and to identify family ties, even when they extend back for hundreds of years. Heritage is, however, too complex to be reduced to simple genetic sequences. With respect to the transatlantic African diaspora, genetic data are proving to be important complement to historical, linguistic, ethnographic, and archaeological data in family tree reconstructions. In conjunction with data from other disciplines, genetic data can give more robust information on : the African diaspora and African migration ; evidence for gene flow between Africans groups and non-Africans groups ; and evidence for genetic drift and in some cases founder effects. »

Cesar Fortes-Lima, Tracing the genetic origin of African descendants from South America : Ethnic origins of enslaved Africans deported four centuries ago to French Guiana, Suriname, Brazil and Colombia, Editions Universitaires Européennes (EUE), 2016, p. 51.